20:28
L'histoire d'un mec...
Chapitre 3 : Belfort city
On quittait donc notre héros à la porte de Belfort sous un ciel bas et lourd. Que faisait-il là ? Que cherchait-il là ? Il avait conscience d'une mort proche, mais pourquoi ne voulait-il pas cesser de la tutoyer ?
Johnny jeta son megot, puis sans l'éteindre, comme un vrai rebelle, il entra dans la ville. Aucun chat, que des chiens qui lui lançait des regards noirs. Johnny avait pris l'habitude de croiser ce genre de regard. Johnny ne les voyait presque pas, seul son objectif premier l'importait.
Il s'arreta dans les toilettes d'un café insalubre. Il avait envie de vomir. C'était le chili con carné du midi qui ne passait pas. Pas de chance. On ne lui reprendrait pas de manger des haricots faits par un gringo. Pourtant, quand il a commandé sa ration, il le savait. La dernière il était malade comme un ornithorinque. Johnny n'aime pas dire malade comme un chien. Question de respect. Un chien un jour, alors que Johnny traversait la rue...
Pas le temps pour les histoires. Johnny est là pour voir un contact. James, appelons-le, James. James le Vautour. Pas une histoire de tatouage, cette fois, une histoire de zoo qui a mal tournée... C'est dangereux un zoo...
Johnny écoute les bip d'attente dans le combiné d'une cabine téléphonique. Il les compte. 1... 2... "Entreprise Papier toilette fleuris bonjour !" C'est la voix de james, il est à l'heure.
"- C'est moi...
- Putain Jo, j'avais dit pas m'appelle pas au boulot...
- J'avais dit m'appelle pas Jo...
- Ok ok, t'as tout ce qui faut ?
- T'as des questions intelligentes ?
- Arrête de jouer ton cador.
- Arrete de jouer.
- Pourquoi tu répète tout ce que je dis ?
- Pourquoi tu... merde là je sèche...
- Le requin t'as donné toutes les infos ?
- T'inquiète pas pour moi, occupe toi juste de les prevenir que je suis là.
- T'es avec Mary ?
- ...
- Jo ?
- ...
- Si tu veux pas qu'on en parle...
- Quoi ? excuse je remettais des pièces. Tu veux pas qu'on parle de quoi ?
- De Mary.
- J'aurais mieux fait de pas en remettre, bye."
Mary... Ce nom résonnait au fond des entrailles cardiaques de Johnny. Certains disent qu'il l'aime encore, d'autre disent qu'il l'a tué. Certains même ose dire qu'elle n'a jamais existé. Johnny préfère ne rien dire. Le dernier jour où il l'a revu, c'était le jour de leur séparation. Mary, avait un accent. Un terrible accent. Un accent alsacien. Je sais, c'est moche pour démarrer dans la vie. Elle ne disait pas "je vais bien, ne t'inquiète pas." mais "ch'vai bien hop là !". Elle ne disait pas non plus "Quelque chose" mais "Kekchose". Johnny n'est pas très patient lorsqu'il s'agit de sa tranquilité. Il l'a quitté. Et lorsque de rares inconscients lui demande pourquoi, il répond tout simplement, un brin de tristesse dans la gorge, "je l'ai quitté pour kekchose...". A coup sur, on le laisse tranquille.
Mais ce soir, dans le brouillard de Belfort, que viens faire Johnny ? Quel est donc ce coup de fil qu'il vient de passer ? Pourquoi tout ce mystère dans sa venue ? Quel est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ? Ce roman a t'il une fin ?
Tant de questions et tant d'épisode, qu'on se croirait dans un roman d'Armoni, l'humour en moins. Ouais parce que ce roman n'est pa drôle, ce roman, c'est l'histoire d'un mec... l'histoire d'un mec qu'est mort...
29/03/07
00:04
Est-ce qu'un jour, on sait où l'on va ?
Je ne voulais pas écrire parce qu'il était trop tard. Mais c'est avec des raisonnements comme ceux-là que je n'écris plus. Tordons une fois le cou aux idées reçues et forçons la plume.
On s'est engueulé aujourd'hui. Ca date de hier, mais ça a pété aujourd'hui. Il y a dans les disputes toujours un côté ridicule. Mais l'on ne s'en rend compte qu'après les jolies retrouvailles. Aujourd'hui, nous avons aperçu ce visage absurde au milieu même de la déconvenue. Toutefois, orgueilleux comme nous noous flattons de l'être, nous n'avons pas osé prononcé la toute simple mais pourtant magique quoique très très clichée, petite phrase "C'est ridicule, viens, je t'aime."
Cette aimable, cette gentille phrase qui résout tout à condition qu'il y aie quelque chose à résoudre.
Plus que 4 partiels dont un très dur sauf si l'on considère que de toute façon, on n'y arrivera pas. J'ai envie de partir. Mes envies passées reviennent, comme d'hab, avec le soleil. j'ai parfois envie qu'elle m'accompagne, parfois non. Comme une envie de jouer à l'aventurier solitaire que je ne serai jamais, parce que j'ai peur des petites bêtes.
Que se passerait-il si je devais partir longuement à l'étranger. Que doit-il se passer si je change tout pour le bout du monde. Je ne pourrais pas lui demander, non, elle ne pourrait pas me suivre.
J'attendrai donc qu'elle soit libre. C'est con à dire, mais là ce soir, elle me manque plus que les autres soirs. C'est con à dire mais là ce soir, je pleure d'amour.
Saloperies de musiques romantiques...
19:49
Une petite pause...
En écoute : Umberto tozzi - Per Angela
Une petite pause dans ce magnifique roman de vie...
Elle a passé le week end avec moi. Elle a rencontré ma famille. Elle était heureuse, moi aussi. Tout va bien. Il ne reste plus qu'à faire mieux. Je veux partir en Belgique pendant les vacances. Elle ne veut pas... Ce ne sera donc pas en Belgique...
Le Festival du Film d'1 Jour repart... On parle de Michel Müller, Damien Jouillerot, Emilie Desbonnet. Je sais que je ne vais pas y arriver. Mais je fais semblant que si. J'ai peur mais je me prends des fois à voir un beau jury avec pourquoi pas Cédric K. qui sait?
La semaine dernière nous sommes allé retrouvé des amis à Versailles. Un voyage épique, une voiture water-proof, une soirée, une ballade, un côté émouvant pour certains et d'autres choses pour d'autres. Je ne regrette pas. J'en redemande.
J'ai reconduit avec la musique à fond. Je me suis fait ce petit plaisir lorsqu'elle a pris le train. L'auberge, pui Adrienne Pauly. J'ai conduit sans vraiment savoir où. Je suis à la recherche de mes anciennes sensations. Le sourire au coin des lèvres rattrape peu à peu la tête dans les étoiles. Qui sait, peu être un jour seront-il à nouveau réunis ? 'inconsience serait-elle à nouveau en poste dans la gestion de mes actes ?
Dieu seul le sait... mais comme je crois pas en Dieu...
10/03/0723:46
L'histoire d'un mec...
Chapitre 2 : Liberty Forever

Les présentations sont
faites. Johnny est là, présent dans les têtes de chacun des habitants du grand
ouest. Un temps on a voulu le baptisé «celui-dont- on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » mais… c’était déjà
pris. Alors comme on lui avait piqué son surnom, les gens décidèrent de
l’appeler « Galop-de-mort »…
Rien qu’à dire ce nom, j’entends déjà l’échine du lecteur frémir… Frémir juste avant de se demander
mais pourquoi… «Galop » ? « de-mort » on comprend.
C’est un méchant. Mais «galop » ?
Johnny lancerait alors son
regard froid à faire vampirer un oreiller… Il ne répondrait pas. Johnny ne
répond jamais. Il laisserait alors son verre sur le comptoir, lacherait un
« Merci pour le verre, barman ». En sortant du bar, il reniflerait
l’odeur nauséabonde de la fabrique de pneu du coin, shooterait dans un cailloux
qui irait tout droit percuter la carrosserie d‘un cabriolet et enfin lancerait
son célèbre sifflement strident.
A ce qu’on m’a dit Johnny arrivait à Belfort, lorsque la tragédie est arrivée. Triste destination pour un homme libre…
20:41
L'histoire d'un mec...
Chapitre 1 : Johnny

Il est temps que je vous raconte une histoire qui ne
m’est jamais arrivée, qui n’est jamais arrivée à personne, ou du moins je
l’espère parce que cette histoire, elle est terrible…
C’est
l’histoire d’un mec, comme d’hab’ me direz-vous… Et bin ouais, comme d’hab,
tout le temps c’est des histoires de mecs, et parfois des histoires de
gonzesses, mais celles-là, on s’en fout, parce que là, en l’occurrence c’est
l’histoire d’un mec, d’un vrai.
Ce
mec, au début de l’histoire, c’était un mec seul. Comme il en existe beaucoup,
mais lui, jamais il ne faisait une reflexion, jamais il ne s’ennuyait, jamais il
ne voyait la solitude comme un fardeau. Il se disait que même s’il
rencontrerait un jour l’Amour, avec un grand A, il regretterait sûrement sa
solitude passée.
Johnny
ne travaillait pas, non, Johnny n’aimait pas travailler. Johnny aurait pu alors
être artiste ou banquier, mais Johnny n’aimait pas « les branleurs ».
C’est pas moi qui le dit, c’est lui. Personne ne savait vraiment de quoi il
vivait. Mais le plus crédible des racontars qui suivaient notre héros, voulait
qu’il ait hérité une fortune d’un oncle défunt. Mais Johnny préfère qu’on le
voit comme un bandit, un voyou. Johnny préfère qu’on ait peur de lui. En fait
Johnny préfère surtout qu’on lui laisse la paix.
On ne sait pas où Johnny
crèche. Tout ce qu’on sait c’est que Johnny n’aime personne à ce moment de l’histoire.
Ouais, je vous avais dit
que ce serait une histoire terrible… Et la suite est bien pire…




