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Comme le vieux largué que je suis...
On a bu et joué au poker toute la soirée. Julien avait ramené un cigare. La fin était dégueulasse.
Ils sont repartis et, comme le vieux largué alcoolisé que je suis, j'ai retrouvé sur ses photos. Ca me fait un peu peur de penser à ça quand je suis bourré. Je suis d'accord, c'est jamais le bon moment de penser à ce genre de chose, mais là c'est pire.
C'est vrai, qu'elle était belle, c'te conne. C'est vrai qu'elle avait des putains de yeux bleus et le pire, même en noir et blanc, cette imbécile. C'est vrai que je suis à la masse.
Quand on a aimé aussi violemment, on se dit toujours qu'un rien pourrait tout refaire partir. Un rien, comme un simple air de "Schengen", comme un simple coup de fil.
On me dit que faut pas s'en faire, que c'est normal que j'y pense... que c'est normal. Seulement le normal n'est pas pour moi.
Toute la clique de la belle époque de la différence contre vents et marées semble être de retour. J'emets parfois des espoirs bidons dans cette fille bien trop volatile, bien trop heureuse, bien trop "étrange", pour me sortir de là.
En plus, je redeviens somnambule. Cette nuit, je me suis réveillé dans la cuisine à chercher du sel. En plus j'avais même pas de tequila.
J'ai l'impression de crever en chaque instant.
Une bafouille à rajouter ?
Rare sont les sites où j'attends le prochain post. Félicitations, tes mots ont gagné le droit de m'impatienter!
J'aime la dernière phrase, même si je suppose que tu ne dois pas la vivre sereinement.
Largué, ok, mais vieux??
Quel honneur ! C'est une des choses les plus aimables que l'on m'est dit...
Merci pour le commentaire sur la dernière phrase.
(en fait je sais pas trop quoi dire...)
vieux, dans le sens pauvre type, pauvre con, comme vieux type, vieux con, tu vois le genre ?
En passant de blog en blog je me dis que finalemebnt, c'est peut être juste une sale période pour tout le monde. Comme une maladie dans l'air qui fait qu'on creve de tout sauf de ce qu'il faut.
j'epsère que tu seras bientôt guerit, en tout cas.
Tu as remarqué toi aussi, cette ambiance mélancolique sur la blogosphère. Ou du moins celle qu'on fréquente.
Ah et puis je suis content d'avoir un de tes commentaires, car depuis mes pauvres traits d'humour, je savais pas trop si... fin tu vois.
Mais non non non et ENCORE NON.
Il n'y a pas d'ambiance mélancolique. NonNonNon. C'est juste la rentrée et le quotidien qui repart. Sinon la vie est (toujours) aussi belle, les oiseaux chantent toujours, font cui-cui-cui et il fait encore beau et soleil.
Alors, alors, alors SOURIONS, sourions, sourions tous ensemble.
Si, si, si.
Et, je ne veux pas d'un sourire qui tremble, mais d'un vrai sourire. SiSiSi, c'est possible.
:D
( bon, faut que j'arrête moi là ... )
"Quand on a aimé aussi violemment, on se dit toujours qu'un rien pourrait tout refaire partir."
J'aime bien cte phrase.
En passant, un peu comme d'habitude maintenant, je m'attendais à lire des mots, et à me dire encore que j'aime beaucoup la manière dont tu parles des choses. (Ce qui est le cas.)
Mais Raphaël. J'ai pressé sur le petit triangle. Depuis le temps. Les premiers accords, et j'ai fait rejouer tout l'album sur mon itunes. Plein de vieux sentiments largués se sont déterrés. Et je remarque avec un noeud coulant dans la gorge que ce qui est vieux et largué peut être (très) beau.
Oui je suis douée pour dire "des choses aimables" apparament en ce moment...
Pauvre type, pour ça je saisis...C'est toi qui me dois un mail maintenant...
May : Oh mais oui la vie est belle ! Mais merde, les rêveurs ont pas le droit de se reposer un peu, non ? Content que tu reprennes le flambeau des sourires aux oreilles !
Coline : Merci. Moi je ne l'aime pas, parce que c'est la triste réalité. Cette pensée revient trop souvent, mais bon maintenant ce n'est que bourré, donc ca va, l'heure tardive m'empèche de la tenter.
Aubes : Ah Raphaël, il tourne aussi chez moi...
Passionnée : je sais. Mais j'essaye de m'appliquer.



