En Couleur ou Noir et Blanc

Au delà du bout de papier ou du tas de bits numériques, une photo c'est aussi un instant pris sur le vif à jamais graver dans notre mémoire... Un blog pour essayer de dire tout ce qui me passe derrière les sinus et un peu partout dans le corps...


24/08/07
12:48

"Soulac-sur-mer"

Jour 7 : Clermont-Ferrand – Belfort

Le réveil sonne. Il est 3h30 du matin. J’aime rouler de nuit. Je n’ai pas vraiment dormi cette nuit. Je ne suis pas en forme mais.

Une fois prêt, je réveille G. Un sursaut. L’ambiance est particulière. Nous ne sommes pas vraiment frais mais nous faisons l’effort de sourire. Nous savons que nous ne nous reverrons au mieux qu’en novembre. Lorsque je sors, nous nous enlaçons. Je pars assez vite comme le refus de l’au revoir. Je pleure un peu.

Une fois le réservoir plein, je me dirige vers l’autoroute. Je ne mets pas de musique. Je reste dans le silence du moteur assourdissant de la 205. Il ne faut pas que je repense aux vacances. Pas tout de suite. Je ne veux pas regretter et faire demi-tour. Je pleure un peu.

Je revois toutes ces choses. Je me rends compte que la fin des vacances, c’est un peu comme la fin de la vie ou la fin d’une histoire d’amour. On voit défiler devant nos yeux tous ces bons moments et même les mauvais d’ailleurs. On essaye de déjà les classer, les mettre au passé. Malheureusement, rares sont ceux qui y arrivent facilement. Constat de faiblesse. Je pleure un peu.

Je revois le sourire un peu vague de G. prise au réveil il y a seulement 6 jours lorsque j’arrivais à Clermont. Je nous revois l’air un peu dubitatif à la vue du temps à notre arrivé à Soulac. Je revois G. me prendre discrètement une cigarette. Je la revois souffler sensuellement la fumée. Potentiel sexy + 4. Je revois tout ces décors plats à perte de vue. Les Etats-Unis de l’autre côté de l’océan. Je revois toutes ces choses à la con que l’on s’est inventées et puis toutes les choses que je n’ai pas décrites encore ici. De doux flash qui restent. Les caresses sur le corps de Coline. Sa façon un peu naïve de jouer la grande fille. Je revois mes suçons. Je revois la sympathique ambiance du Pub. Je revois Juliette. Sa langue légèrement râpeuse. Un délice de sensation. Je revois sa tête au plus profond de mon épaule et de mon cou pour me respirer. Je revois peut-être son visage se retourner sur mon dos, lorsque je suis parti. Je revois G. excitée de toute cette nuit "parfaite" avec Denis. Je revois les papillons dans son ventre. Je revois le camping s’éloigner dans mon rétroviseur. Je pleure un peu.

Je mets du temps à écrire et réécrire ce moment. Voilà cinq jour que je suis rentré. Impossible de vraiment écrire avant. Pas vraiment un blocage. Non. Peut-être que j’ai enfin réussi à classer cette histoire. Excitation retombée. Je suis prêt à repartir.

Je suis enfin reposé de toute cette année. Je me sens heureux là. Calmement heureux. Ces vacances et surtout la soirée avec Juliette ont réussi à me faire oublier Célia. J’ai enfin largué cette fille qui m’a oublié depuis longtemps. Je n’y crois moi-même pas vraiment. Mais force est de constater que je n’ai repensé à elle que lorsque j’ai vu, dans les statistiques Canalblog, ses visites ici. De nombreuses visites que je ne veux même plus interdire. Des yeux qui ne me gênent plus. Des yeux qui ont fait parti de moi pendant plus d’un an et qui maintenant, je l’avoue (à regret ?), m’indiffèrent.

J’ai l’impression que je me reconstruis un peu comme ce à quoi je voudrais ressembler. Je deviens enfin le cliché de celui que j’aimerais être. J’ai de nouvelles références cinématographiques, musicales et même littéraires. Depuis mon retour, je dévore des livres entiers sans images (!). Je vais même tenter les cheveux un peu plus longs.

Je ne cherche plus à faire une croix sur ce que j’ai été cette année. Je m’émeus toujours devant n’importe quoi. Je pense que je serai toujours un peu en vrac dans mes pensées. D’ailleurs la question que je me pose en ce moment est : « Vaut-il mieux savoir ce que l’on veut ou ce que l’on ne veut pas ? »
Indice : La réponse n’est pas si simple.
Aujourd’hui je crois savoir ce que je ne veux pas, ce que je ne veux plus.

C’est marrant mais là… … J’ai confiance.

FIN.



23/08/07
17:28

"Soulac-sur-mer"

Jour 6 : Soulac-sur-mer – Clermont-Ferrand

G. n’a pas dormi dans la tente cette nuit. Chacun son tour. Lorsque je suis rentré cette nuit ce matin, elle discutait encore avec Denis. Elle m’a glissé avant de le rejoindre qu’il n’était pas si mal que ça. Elle m’a manqué un peu c’est vrai. J’aurais aimé qu’elle soit là pour la dernière soirée.

Elle est rentrée vers 10h ce matin. Et comme une gonzesse, je me suis empressé de lui poser des tas de questions. Une excitation présente aussi chez elle, car malgré sa nuit blanche elle ne voulait pas dormir. Nous avons passé une demi-heure dans les bras l’un de l’autre.

Amusant ce lien qui s’est noué. Touchant surtout. Nous nous entendons si bien. Il y a ces regards mêlés de rire. Il y a des gens qui, même loin, reste là, présent, comme une partie de ses pensées. Il est vrai que je ne me souviens plus la dernière fois que je n’ai pas pensé à G. durant une journée.

Lorsque nous nous réveillons, nous arrivons au même constat. Il faut ranger. Ranger, c’est mettre fin aux vacances. C’est le travail fastidieux qui semble dire « Tu t’es bien amusé, bin maintenant va te faire foutre. »

La fatigue, la tristesse de partir, et le trajet qui nous attend, je me sens électrique. Je m’énerve pour ranger la tente, mais je me contrôle de suite car G. ne mérite pas ça et apparemment elle gère mieux que moi le pliage.

Elle laisse un mot à Denis avant de partir. Il fait un temps de merde. Grand soleil. Et plus nous nous rapprochons de Clermont, plus les nuages s’expriment. A croire que…

Nous ne parlons pas vraiment. Juste des « c’était trop bien. Vivement l’année prochaine. » Mais rien de plus. Nous préférons laisser la musique vaincre notre fatigue. Nous empruntons des chemins détournés, involontairement d’abord, puis en pensant qu’on le ferait tout de même, juste parce que les petits villages traversés ont tous quelque chose de particulier.

La soirée à Clermont est tout aussi calme. L’air frais de la vitre ouverte m’a laissé un joli rhume. Je me sens faible et je sais que demain matin je ne serai pas reposé, mais je veux rester éveillé là à côté d’elle devant la télé. Profiter des derniers instants. « Profite. »

Je pense à Juliette.

22/08/07
14:23

"Soulac-sur-mer"

Un gros morceau pour le dernier jour à Soulac

Jour 5 : Soulac-sur-mer

Les filles que l’on rencontre en soirée, c’est comme une boite de chocolat. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. Il y a les filles qui vous font l’amour, le vrai, avec passion, pour que chaque contact entre vos corps soit sensuel, excitant, parfait. Il y a ces filles aussi qui manquent d’initiative, qui ne font les choses que parce qu’on leur suggère. Et (la liste n’est pas exhaustive) il y a enfin les sauvages, les bizarres, limites violentes. Ce genre de filles qui ont besoin de laisser leur marque sur leur dernière proie.

Coline fait partie de la dernière catégorie… Aïe. Je me réveille dans un lit. Un peu mal partout, l’alcool qui redescend laisse à la tête le droit d’avoir mal. Coline m’a laissé pour aller déjeuner avec ses colloc’. Je mets rapidement mon jean et ma chemise verte. Je file à la salle de bain.

Les cheveux en pagaille, la barbe encore plus sombre, les yeux dans le vague, et puis… mauvaise nouvelle. Des suçons plein le coup. Impossible à dissimuler. La connasse a laissé sa marque. Je me rappelle vaguement. Je suis bourré, elle commence lentement à attaquer. Je la laisse faire. L’excitation peut-être. Quel con. Je me rappelle aussi sa façon de m’attaquer la lèvre jusqu’au sang. Je me rappelle lui avoir dit « Et la tendresse, bordel ! »

Elle me dit qu’elle est la voisine de Cédric Klapisch. Je préfère y croire.

Je ne peux m’empêcher de sourire sur le chemin du retour. Cette petite satisfaction personnelle des « coups » d’un soir. Cette satisfaction de savoir qu’on sait encore le faire, que quelque part, à défaut de plaire naturellement, on sait plaire. C’est amusant, mais en marchant, là, les cheveux ébouriffés des nuits d’amour, la chemise froissée, le sourire léger, je me trouve sexy dans la débauche.

Je raconte mon aventure à G. Elle m’apprend qu’elle aussi elle a fait des rencontres. Elle me raconte la façon qu’a eu un allemand de la regarder et elle insiste sur le léger clin d’œil. Nous rions de nous voir ainsi, en chasse. Nous dormons toute l’après-midi. Peu importe que ce soit du gâchis pour un dernier jour de vacances. Les soirées de drague laissent toujours planer un moment.

Nous décidons tout de même de nous bouger. J’ai un peu honte de mon cou. J’essaye tant bien que mal de le cacher. Il doit me rester une chemise blanche dans la voiture. Profitons-en. « Profite ».

Ce soir est le dernier soir. G. et moi avons la même idée. Tout donner. Préférer l’air « artiste » plutôt que l’informatique…

Elle est venue me voir pendant que je savourais mon Amstel et que G. discutait avec Denis, un mec dans le même camping que nous. Il me semble qu’il lui plait, je m’écarte. Il y a autour de moi ces gens que nous avons rencontrés, ils nous font rire. Et puis pendant un instant où je regardais ailleurs, une autre blonde est donc venue, attirée par la fumée de cigarette et mon paquet sur la table.
« - Dis, tu aurais une cigarette, s’il te plait ? »
J’ai connu mieux comme entrée. Mais je souris de cette initiative inattendue. Elle est jolie. J’en profite pour offrir un verre. Ses copines sont déjà bourrées. Nous discutons encore et nous nous entendons bien. Elle sait que je pars le lendemain. Elle dit que c’est dommage. Je prends un plaisir de discuter devant les yeux un peu méchants de Coline, également présente et qui a feint l’ignorance tout à l’heure.

Juliette, c’est son prénom, me traine au « zinc ». Je souris lorsqu’elle me prend la main. Je marche à côté d’elle, son bras autour de ma taille et le mien sur son épaule. Elle me dit de laisser G. avec son Denis. Pourtant je crois lire dans le regard de G. qu’elle aime bien ma présence.

Instant cinématographique. Il y a les 3 branleurs qui nous faisaient rire tout à l’heure qui dansent sur l’estrade. Je m’approche de l’un, Juliette toujours à mes côtés. Je caresse le corps du bellâtre pour plaisanter. Là, Juliette me souffle « Ah non, tu n’as pas le droit de faire ça ». Pourquoi ? Elle m’embrasse.

Cela n’a rien d’exceptionnel mais je ne sais pas, ce sont genre de choses que, si jamais je la revoyais un jour, j’aimerais lui raconter encore et encore, lui dire que j’ai adoré. Elle en devenait beaucoup plus touchante. Elle a passé son temps au creux de mon épaule, respirant le bas de mon col. « - Tu aimes bien cette région ? - A ton avis… »

Elle fait du théâtre. Ca se voit. Derrière son beau caractère, elle cache cette sensibilité, ce besoin de douceur. Ses baisers, eux, comblent le manque de douceur de la nuit dernière. C’est la première fille qui m’embrasse aussi bien voir mieux, depuis Célia. C’est dire.

Il aurait pu se passer quelque chose. Mais après tout je ne la connais pas. C’est peut-être pour ça que nous nous sommes quittés sans numéro, sans rien. Ne gâchant rien avec du sexe. Je suis parti sans me retourner. J’ai eu tort, je crois. Je trouve ça moche les gens qui ne se retournent pas.

21/08/07
11:56

"Soulac-sur-mer"

Jour 4 : Soulac-sur-mer

Par quoi commencer ? Il y a eu tellement de choses aujourd’hui, que mon émotion bouillonne. Alors si on commençait par le moment où le bas de mes paupières a quitté mes cils du sud. Se réveiller à côté de G. est toujours un plaisir, cela dit… Même si hier son influence sur le temps avait une nouvelle fois fonctionné, je commence aujourd’hui à douter.

A cause du gris devant le soleil, la journée n’a commencé qu’à 18h. Comme promis, un tour à la plage. Quel bonheur de passer des coups de téléphone en face de l’océan. G. a joué au cliché de la fille seule face à l’océan et moi j’ai dansé sur Relax de Mika. Une idée commence à germer. Intituler un prochain film « Soulac-sur-Mer ». Il faut que je m’imprègne de l’ambiance.

C’est grand soir au camping. Un titre délicieusement kitch « Soirée Paëlla », nous étions prévenus. Il est vrai, en temps normal, nous aurions tout fait pour éviter ce genre de rendez-vous… atypique. Mais que signifie dormir en camping sans gouter à ces fêtes absolument dépassées, qui font les joies de tous les campeurs vieillissants.

C’est au milieu de cette ambiance que j’ai repensé à Jul ‘. Voilà un moment que je n’avais plus pensé à lui. Je me suis rappelé Perpignan. Je sais que lors de ce repas, il aurait été à son aise. Montant presque sur la table pour taper dans les mains plus fort que les autres. Je l’aurais regardé, admiratif. J’ai repensé à ces soirées que nous passions à discuter avec des filles. Rien n’aurait été pareil sans lui, à l’époque. C’est grâce à sa science du blabla que j’en ai connue d’autres par la suite, des filles.

Il me suffisait de penser à lui, ce soir, pour ré-éprouver ces sensations de fêtes et de dragues oubliées. L’envie revenait doucement alors que je racontais à G. les frasques de Jul’. Frustration, qui se devait de s’évanouir ce soir.

Il y avait une femme à notre table. Une jeune femme. A côté d’elle, son petit ami. Cette femme possédait un naturel extraordinaire. Se rapprochant de La beauté agaçante (pas « ma » beauté agaçante, la beauté agaçante telle que je l’entends en général). Elle riait et répondait à nos sourires. Elle vivait l’instant. Peut-être que la beauté de quelqu’un ne se montre que quand ce quelqu’un vit pleinement le moment. Surement.

Le repas terminé, laissant derrière nous le dessert et la superbe ambiance, nous rejoignons vite le pub. Besoin de bonne musique, de jeunesse et de regards en coin. L’effet Jul’ (rien à avoir avec un effet thermique quelconque) était là. Les verres payés, les phrases un peu piquantes une fois le contact établi, les bras sur l’épaule ou sur les reins pour se rapprocher quand on discute. Le plaisir.

Elle était blonde. Un joli visage. Un peu bourrée comme moi. A point.
Il suffit d’un passage sur la piste de danse du « Zinc » et elle prit l’initiative des choses. Danse genoux entre les cuisses. La musique ne comptait pas vraiment, seuls les contacts importaient. Elle n’embrassait pas bien, mais comme je vous le dis, elle avait le mérite de l’initiative.
« - Dis ça te dit qu’on y aille ?
- Si tu veux. »
Elle s’appelle Coline.

20/08/07
13:42

"Soulac-sur-mer"

Jour 3 : Soulac-sur-mer

« Du gachis » Nous ne sommes pas allés à la plage aujourd’hui. Notre préférence est allée à la sieste. Nous dormons beaucoup. Le décalage horaire sûrement…

Comme le temps n’est pas à faire beaucoup de chose, je m’entraine sans arrêt à regarder la beauté en chaque chose. Je m’oublis, contemplant alors ces gens inconnus, ces décors étrangers, ces ambiances. Des images viennent d’elle-même par association d’idée. Les choses belles, bien plus que les moches, en rappellent d’autres.

Bon je ne suis pas à l’abri, comme ce soir, d’images qui font un peu mal. Je me suis rendu que ce voyage aurait été beaucoup moins agréable avec mon ex. Oui je ne sais pas pourquoi, j’aurais ressenti un peu de frustration. Pas vraiment la même façon de s’amuser. Même si cela me fait du bien de penser ça, il n’empêche que la douleur de la rupture reste pesante.

J’aurais pu tenter de m’expliquer, lui dire que oui, j’ai cherché à savoir des choses qui ne me regardaient mais que tout le reste n’est que le produit de l’imagination insultante de son petit copain. J’ai profondément mal des mots qu’elle a sortis sans savoir. Attaque de gamine. Gueuler sans écouter. Ridicule.

G. m’a dit qu’il était paranoïaque. C’est vrai, je m’en rends compte. La « guerre » comme il dit, n’oppose au final que lui à lui-même. Cela oppose ses espoirs qui ne seront jamais réalité et son envie de se sentir supérieur. Tanpis pour lui.

Je la croyais… non. Déception. Ne rien dire. Penser à autre chose. D’ailleurs je vis autre chose. Cette autre chose que j’ai quittée pour ce voyage à Bordeaux. « Profite »

Je donnerai tout à la suivante. Je me lancerai dans cette relation comme jamais. J’aurais pu avec Célia… mais… au final, j’avais raison de me méfier, vu ce qu’il s’est passé. Et puis comment espérer quelque chose quand toutes mes chansons préférées parlent de rupture ?

Tout cela ne reste que des pensées désagréables parce que stagnantes. L’ambiance du camping me guérit doucement. Je reste discuter avec Gaby et d’autres. Nous nous amusons, c’est l’essentiel comme on dit. G. est la cible de nombreuses attaques dragouillantes. J’aime en sourire. J’aime aussi sourire de cette exagération marseillaise.

Nous faisons enfin de vraies rencontres. Le pub est génial. Il y a ces plaisirs qui reviennent. Les regards qui se croisent et se recroisent. Les phrases criées dans l’oreille mais jamais vraiment comprises à cause de la musique. Les verres de bières qui s’enchainent. La cigarette est un moyen de rencontre incroyable. Oui. Je fume après l’Amour. J’avais bien dit que je partais en Couille pour les vacances…

C’est pas mal d’être touriste. Demain, plage, c’est promis.

19/08/07
18:00

"Soulac-sur-mer"

Jour 1 : Belfort-Clermont Ferrand

Il y a toujours dans nos têtes, des idées un peu connes qui trainent. Manger des fourmis, insulter les chômeurs qui sortent de l’ANPE, ne plus aimer comme un fou… faire un grand voyage en 205 junior…

Mon père me racontait ses voyages en solex jusqu’en Allemagne. Je jalousais, secrêtement, ce genre de trip un peu fou. Et un jour, la proposition fut faite « tu sais ce serait plus pratique que tu partais à Bordeaux en 205. » Proposition un peu folle que tu te dois de ne pas refuser. Ouais. La 205 c’est un peu mon solex à moi…

Voyager en voiture, c’est aussi mettre des positions, des routes sur des noms entendues, dans le vague, il y a longtemps. Aurillac, Vichy, Médoc et tant d’autres encore.

G. n’a même pas hésité lorsque je lui proposai cette expérience. Confiance peut-être un peu trop aveugle dans les capacités de la voiture. Laura n'aurait évidemment pas voulu m’accompagner. Enfin peut-être, je ne sais pas. Mais aussi, faire une pause au bout de seulement une semaine… Ca veut rien dire. Alors on a rien dit. Elle a des choses à régler. On verra bien.

Et puis partir avec G… Cette amie que je vois transparente avec moi, claire, elle me laisse la lire. Il y a quelque chose entre nous. Elle a toujours été là et ne gobe pas les critiques du premier imbécile venu et même du deuxième. Il y a cette joie des retrouvailles. Elle verra mon film. Hâte. Là, oui, là. elle a toujours été là.

Mais moi, est-ce que je suis assez présent pour elle ?
Je ne sais pas… Je conduis.


Jour 2 : Clermont Ferrand – Soulac-sur-mer

A défaut d’être la maîtresse du temps qui court, G. est celle du temps qu’il fait. Hasard de météorologue ou réel don pour faire sourire, il a suffit dans la voiture ce matin qu’elle ouvre les yeux pour que le temps se mette sur son 31. Sourire, route des vacances, satisfaction d’être ensemble. Un peu d’appréhension tout de même.

Il y a ces petits détails qui font des sourires et des souvenirs. On connaît tous ces musiques qui sont marquées par un instant, une personne. Ces choses qui irrémédiablement nous feront pensé à quelque chose d’autre. Bénabar, Dario Moreno, les 205, une despé et tant d’autres. Il y a d’ailleurs toujours certains qui rêveront de se réapproprier ces objets, ces pensées fugasses, mais ne parviendront qu’à peine à s’immiscer dans ces souvenirs.

Nous sommes allé à la plage. D’abord timidement pour bronzer et lire quelques lignes d’un livre. J’ai redécouvert l’habitude piquante de mater sur la plage. Les fesses rebondies sous les slip de maillot, les seins fièrement découverts, les plis des très légères et charmantes formes de ces donzelles. Le mystère, enfin, d’un regard caché derrière de grandes lunettes de soleil.

Je n’avais jamais vu autant de vagues. L’Atlantique tenait ses promesses. Je n’ai jamais bu autant d’eau salée aussi. Une horreur
gustative pour des rires que nous ne pouvions pas retenir.

Nous avons discuté avec 2 gérants du camping. Marseillais d’origine et de tempérament. G. ne sera plus G. mais « Beauté ». Amusant. Sur leur conseil, nous finissons au « Pub », fantastique bar. Bonne ambiance, de jolis regards dans le joli coin des jolis yeux des jolies demoiselles.

C’est dingue comme les voyages rapprochent. Nous discutons beaucoup avec G. Je payerais cher pour que cela continue ainsi. Elle a dormi sur mon épaule cette nuit.

10/07/07
16:25

L'histoire d'un mec...

Chapitre 4 : Le casse du siècle                  


(Avant toute chose, ce texte a été écrit avant certains évênements. Donc pour certaines personnes qui pourrait se retrouver dans ce texte, ce n'est que fortuitement.J'aurais pu certes le réécrire mais la suite est aussi déjà écrite et cela ne collerait plus. Et puis, à vrai cette fortuité ne me déplait pas et me fait sourire...

Amicalement, Anarph.)11786462

Bien bien... C'est le grand retour de Johnny. Cela faisait longtemps. Il a d'ailleurs tenu à faire un rappel des épisodes passés.

C'est l'histoire de Johnny, il va mourir, il le sent, nous le savons. il vient d'appeler un certain James qui travaillent dans une fabrique de Papier Toilette. Il devait se retrouver à Belfort. Johnny y est enfin arrivé. Quelle est cette rencontre prévue ? Qui sont ces gens que ça interesse tellement de savoir que Johnny est Belfort ? Pourquoi Johnny a mangé un chili con carné dégueulasse ?

Johnny n'a pas toujours été solitaire. Oui, Johnny a été un jour à la tête d'une bande de mercenaires. C'est grâce à la réputation de cette bande, qu'aujourd'hui tout le monde craint Johnny.

On a toujours cru qu'ils s'étaient séparés parce que Johnny pensait qu'être dans une bande, ça plaisait moins aux filles que cow boy solitaire. Il avait pas tort. Mais la vérité est malheureusement bien plus sombre. Bien plus sombre encore qu'un café chez Flunch. Bien plus sombre que le ciel bleu d'Henry IV. Bien plus sombre que Marcel Desailly. Bien plus... oui je sais on a compris.

Cette bande de voyous des temps modernes, était composé de 7 mercenaires. Le nom était déjà déposé par Hollywood, alors ils ont du trouver autre chose. La bande à stalavistabaybi. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est.

Bien sur, le premier d'entre eux, était Johnny, on le connait à présent. Je n'oserai pas dire qu'on le connait bien. Personne ne connait bien Johnny. Sauf peut-être son cheval Jaune rappelez-vous. Ce qu'on peut rajouter c'est que c'est un mec fidèle. Fidèle à toute sa bande et à ses convictions. Il a rencontré des traitres. Et sa première conviction est de haïr les traitres et de leur faire manger un oeuf à la mayonnaise... Si ça c'est pas de la torture pour le cholestérol, je ne sais pas ce que c'est.

Il y avait aussi James qui s'occupait de la logisitique, et des réunions. Il a toujours été le seul à savoir excatement où se trouvait les bandits après leur séparation. Mais James est un mec bien, il ne parlera jamais, même sous la menace d'un oeuf à la mayonnaise. Il a toujours rêvé de construire une usine de papier cul. Chacun son ambition. D'ailleurs aujourd'hui lorsque l'on rit de son métier, il dit "Tu sais combien je fais avec mon Papier Rose tout doux et bien moltoné, pour bien caqueter ? Dis un chiffre  ? Bin tu peux rajouter un zéro !" Il en fier de sa fabrique. Et il a raison. Son papier c'est vrai qu'il est bien.

Il y avaient les Jumeaux. Eux n'était ni méchant, ni gentil, eux, ils étaient Jumeaux et cela suffisait. Johnny les avait choisis parce que dans une bande il faut toujours des jumeaux. Johnny ne croit pas à la télépathie entre frères, mais il sait comment rendre un groupe homogène. Et il lui fallait des jumeaux. Eux ne savaient pas trop ce qu'ils faisaient là. On leurs demandait juste de s'habiller pareil et de faire les mêmes trucs. Parfois quand Johnny buvait trop, il avait l'impression qu'il y avait des quadruplés. Et là son groupe n'était plus homogène, mais avant qu'il aie le temps d'en tuer 2, il s'endormait. Remarquez, s'il ne s'endormait, il aurait été dans la merde, s'il tuait un des deux jumeaux.

La cinquième personne s'appelait Bob. Et l'arme de Bob, c'est les cables, et le nettoyage. Il était capable de tuer sans laisser une trace. La rumeur veut que bon nombre de crimes non illucidés lui sont dus. On ne le saura jamais. Aujourd'hui, après des années de liberté, de vices et de pêchés, il est responsable matériel dans une école d'ingénieur. Il peut lier ses 2 passions, le cable et le nettoyage. Et même si aujourd'hui tout le monde le considère comme un mec bien et droit, il reste dans ses yeux, cette rage de la liberté et cette nostalgie de la bande. Il était un des meilleurs amis de Johnny.

L'avant dernier a eu beaucoup de mal de s'insérer dans la bande. Son nom sonnait faux dans cette bande. Jean-louis. Comment au milieu d'une bande de Johnny, James, Bob, il pouvait espérer faire partie du groupe. Mais comme il était le plus fin glacier de l'ouest. Il l'ont accepté, parce qu'au milieu du désert, les glaces c'est quand même super important. Il était le restaurateur du groupe. Il vivra toujours avec ce complexe d'infériorité de ne pas faire partie des bandits vraiment, de ne pas être méchant. Mais en même temps en s'appelant Jean-Louis, on peut rien faire dans la vie, à part Banquier.

Le dernier qui nous reste, était lui par contre très méchant. Très bien incrusté au groupe. Il portait lui aussi un nom américain. Mais ce fut le traitre. Celui que Johnny considérait comme son bras droit, mais celui qui a trahi tout le monde et fit porter le chapeau à Johnny (qui n'était pas très très chapeau d'ailleurs, je vous le rappelle c'est un cow boy moderne). Il s'appelle Bill. Le rapport qu'il entretenait avec Johnny était franc. Johnny savait d'ailleurs qu'il fallait s'en méfier. Mais un jour il décida de ne pas prendre garde et ce fut ce jour là, où Bill en profita.

Un jour couleur d'orange, Il venait de faire le casse du siècle. Un marchand de Journaux. Le marchand de journaux le plus riche de la terre. On ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs. Mais si le casse réussissait, les 7 mercenaires pouvaient vivre tranquille jusqu'à la fin de leur vie. Le casse réussit, mais aucun des bandits ne vit l'argent sauf un. Bill s'empressa de dire que c'était Johnny qui avait dit qu'après ce casse, il partirait vivre avec Mary dans un coin de l'Ohayo. Johnny ne put se défendre. Tout le monde crut Bill. D'ailleurs l'idée fut renforcée par le train de vie de Johnny, il ne travaillait pas et réussissait à vivre correctement. Johnny avait beau dire que cet argent venait d'un autre casse, et qu'à marcher tout le temps, sans voiture, on faisait beaucoup d'économies. Personne ne le crut et le tenait responsable. James pour sa fabrique de Papier Toilettes, Bill pour son rêve de câble, Jean-louis pour ses glaces gratuites, les jumeaux... pour rien. Et surtout Bill pour sa place de leader.

Johnny commença à détester Bill. On le comprend. Parce que voler ses potes c'est mal quand même, non?
Johnny ne rêvait sur sa route que de ce jour où il le retrouverait pour faire justice.

La bande à stalavistabaybi se sépara donc mais aujourd'hui est sur le point de se retrouver. Est-ce cette rencontre qui tuera Johnny ? L'argent du casse sera-t-il un jour retrouvé?

On ne le saura qu'au prochain épisode...

30/03/07
20:28

L'histoire d'un mec...

Chapitre 3 : Belfort city                        


10958330On quittait donc notre héros à la porte de Belfort sous un ciel bas et lourd. Que faisait-il là ? Que cherchait-il là ? Il avait conscience d'une mort proche, mais pourquoi ne voulait-il pas cesser de la tutoyer ?

Johnny jeta son megot, puis sans l'éteindre, comme un vrai rebelle, il entra dans la ville. Aucun chat, que des chiens qui lui lançait des regards noirs. Johnny avait pris l'habitude de croiser ce genre de regard. Johnny ne les voyait presque pas, seul son objectif premier l'importait.

Il s'arreta dans les toilettes d'un café insalubre. Il avait envie de vomir. C'était le chili con carné du midi qui ne passait pas. Pas de chance. On ne lui reprendrait pas de manger des haricots faits par un gringo. Pourtant, quand il a commandé sa ration, il le savait. La dernière il était malade comme un ornithorinque. Johnny n'aime pas dire malade comme un chien. Question de respect. Un chien un jour, alors que Johnny traversait la rue...

Pas le temps pour les histoires. Johnny est là pour voir un contact. James, appelons-le, James. James le Vautour. Pas une histoire de tatouage, cette fois, une histoire de zoo qui a mal tournée... C'est dangereux un zoo...

Johnny écoute les bip d'attente dans le combiné d'une cabine téléphonique. Il les compte. 1... 2... "Entreprise Papier toilette fleuris bonjour !" C'est la voix de james, il est à l'heure.

"- C'est moi...
- Putain Jo, j'avais dit pas m'appelle pas au boulot...
- J'avais dit m'appelle pas Jo...
- Ok ok, t'as tout ce qui faut ?
- T'as des questions intelligentes ?
- Arrête de jouer ton cador.
- Arrete de jouer.
- Pourquoi tu répète tout ce que je dis ?
- Pourquoi tu... merde là je sèche...
- Le requin t'as donné toutes les infos ?
- T'inquiète pas pour moi, occupe toi juste de les prevenir que je suis là.
- T'es avec Mary ?
- ...
- Jo ?
- ...
- Si tu veux pas qu'on en parle...
- Quoi ? excuse je remettais des pièces. Tu veux pas qu'on parle de quoi ?
- De Mary.
- J'aurais mieux fait de pas en remettre, bye."

Mary... Ce nom résonnait au fond des entrailles cardiaques de Johnny. Certains disent qu'il l'aime encore, d'autre disent qu'il l'a tué. Certains même ose dire qu'elle n'a jamais existé. Johnny préfère ne rien dire. Le dernier jour où il l'a revu, c'était le jour de leur séparation. Mary, avait un accent. Un terrible accent. Un accent alsacien. Je sais, c'est moche pour démarrer dans la vie. Elle ne disait pas "je vais bien, ne t'inquiète pas." mais "ch'vai bien hop là !". Elle ne disait pas non plus "Quelque chose" mais "Kekchose". Johnny n'est pas très patient lorsqu'il s'agit de sa tranquilité. Il l'a quitté. Et lorsque de rares inconscients lui demande pourquoi, il répond tout simplement, un brin de tristesse dans la gorge, "je l'ai quitté pour kekchose...". A coup sur, on le laisse tranquille.

Mais ce soir, dans le brouillard de Belfort, que viens faire Johnny ? Quel est donc ce coup de fil qu'il vient de passer ? Pourquoi tout ce mystère dans sa venue ? Quel est la couleur du cheval blanc d'Henri IV ? Ce roman a t'il une fin ?

Tant de questions et tant d'épisode, qu'on se croirait dans un roman d'Armoni, l'humour en moins. Ouais parce que ce roman n'est pa drôle, ce roman, c'est l'histoire d'un mec... l'histoire d'un mec qu'est mort...

10/03/07
23:46

L'histoire d'un mec...

Chapitre 2 : Liberty Forever                        


zen_reflection_by_chryztoph
Les présentations sont faites. Johnny est là, présent dans les têtes de chacun des habitants du grand ouest. Un temps on a voulu le baptisé «celui-dont- on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom » mais… c’était déjà pris. Alors comme on lui avait piqué son surnom, les gens décidèrent de l’appeler « Galop-de-mort »…

Rien qu’à dire ce nom, j’entends déjà l’échine du lecteur frémir… Frémir juste avant de se demander mais pourquoi… «Galop » ? « de-mort » on comprend. C’est un méchant. Mais «galop » ?

Johnny lancerait alors son regard froid à faire vampirer un oreiller… Il ne répondrait pas. Johnny ne répond jamais. Il laisserait alors son verre sur le comptoir, lacherait un « Merci pour le verre, barman ». En sortant du bar, il reniflerait l’odeur nauséabonde de la fabrique de pneu du coin, shooterait dans un cailloux qui irait tout droit percuter la carrosserie d‘un cabriolet et enfin lancerait son célèbre sifflement strident.

Un regard à gauche, rien, un regard à droite, rien. Il peut traverser. Non, aucun cheval ne viendra, aucun cheval n’est jamais venu. Mais Johnny continue d’espérer. On sait jamais, dans cette merde goudronnée, peut-être que les chevaux sont restés eux-même.

Son surnom vient de ce tatouage qui lui recouvre le dos. Un bel étalon à la robe isabelle, disent certains… Un cheval jaune dit Johnny, et quand Johnny le dit, Johnny a raison.

Sous ce tatouage une inscription gravée au stylo bic ©… Ouais le tatoueur est qu’un enculé qui confond le jaune et le noir et qui n’a pas voulu continué le dessin. L’inscription dit « Liberty Forever ». Avec le temps « Liberty » est devenu « bert ». On a longtemps imaginé que Johnny aimait une Berthe, mais Johnny n’aime personne, à part son cheval jaune.

Et même si Johnny n’a pas de cheval ni de beau cabriolet avec un caillou dans la carrosserie, Johnny est libre et ça on peut pas lui enlevé… Et en plus Johnny regarde des deux côtés avant de traverser.

Ce chapitre ne présente qu’une nouvelle originalité de Johnny, et ne nous éloigne que de sa mort. Johnny n’est pas mort un jour où il n’a pas regardé avant de traverser, mais c’est pas une raison pour ne pas faire gaffe.

A ce qu’on m’a dit Johnny arrivait à Belfort, lorsque la tragédie est arrivée. Triste destination pour un homme libre…

02/03/07
20:41

L'histoire d'un mec...

Chapitre 1 : Johnny                           


zen_reflection_by_chryztoph
Il est temps que je vous raconte une histoire qui ne m’est jamais arrivée, qui n’est jamais arrivée à personne, ou du moins je l’espère parce que cette histoire, elle est terrible… 


C’est l’histoire d’un mec, comme d’hab’ me direz­-vous… Et bin ouais, comme d’hab, tout le temps c’est des histoires de mecs, et parfois des histoires de gonzesses, mais celles-là, on s’en fout, parce que là, en l’occurrence c’est l’histoire d’un mec, d’un vrai.

Ce mec, au début de l’histoire, c’était un mec seul. Comme il en existe beaucoup, mais lui, jamais il ne faisait une reflexion, jamais il ne s’ennuyait, jamais il ne voyait la solitude comme un fardeau. Il se disait que même s’il rencontrerait un jour l’Amour, avec un grand A, il regretterait sûrement sa solitude passée.

Ce mec, c’était pas un homme à femmes. Non vraiment pas le genre de Johnny. Ouais appelons-le Johnny ce mec. La rumeur voulait qu’il soit beau garçon et qu’il aurait satisfait n’importe quelle ménagère fadasse à la recherche du prince venu de l’ouest. Mais Johnny n’aimait pas se fatiguer à se laisser tomber dans les bras d’une gente dame. Il n’était pas client à ce genre d’infidèlité envers sa compagne Solitude.

Johnny ne travaillait pas, non, Johnny n’aimait pas travailler. Johnny aurait pu alors être artiste ou banquier, mais Johnny n’aimait pas « les branleurs ». C’est pas moi qui le dit, c’est lui. Personne ne savait vraiment de quoi il vivait. Mais le plus crédible des racontars qui suivaient notre héros, voulait qu’il ait hérité une fortune d’un oncle défunt. Mais Johnny préfère qu’on le voit comme un bandit, un voyou. Johnny préfère qu’on ait peur de lui. En fait Johnny préfère surtout qu’on lui laisse la paix.

On ne sait pas où Johnny crèche. Tout ce qu’on sait c’est que Johnny n’aime personne à ce moment de l’histoire.Parce que je vous le rappelle, là, c’est que le début de l’histoire, une histoire terrible, une histoire où Johnny va mourir…

Ouais, je vous avais dit que ce serait une histoire terrible… Et la suite est bien pire…

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