En Couleur ou Noir et Blanc

Au delà du bout de papier ou du tas de bits numériques, une photo c'est aussi un instant pris sur le vif à jamais graver dans notre mémoire... Un blog pour essayer de dire tout ce qui me passe derrière les sinus et un peu partout dans le corps...


30/09/07
21:14

T'as de beaux cheveux, tu sais.

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Je constate sans le vouloir vraiment que les filles qu'on fréquentent, c'est un peu comme... les cheveux. Bon je suis comme vous, moi, j'aime pas les comparaisons. Mettre deux termes qui n'ont rien à voir, séparés par un "comme", ca n'a que le mérite d'alimenter les conversations banales des gens qu'ont rien à dire, à part des lieux communs.

Mais parfois, il y en a qui me font sourire. Les cheveux, c'est venu, comme ça, quand j'ai vu ma touffe et que je me suis souvenu que de tte façon je finirai chauve. Bin les amours ou meme, tiens, l'amour tout seul, c'est pareil, vaut mieux le laisser pousser, en profiter un max avant qu'il s'en aille et qu'on en ait plus.

Guidé par ma ventriloquante stupidité -ce qui ne veut, je crois, rien dire-, je me suis laissé aller à cette insencée analogie. Je me suis dit que quand on sort de chez le coiffeur, on est globalement toujours déçu. Qui n'a jamais regretter une personne qui n'est plus là meme si l'on sait qu'il y en aura d'autre ?

Se couper les cheveux, c'est un peu comme changer d'histoire. On trouve parfois au début que la nouvelle coupe n'est pas si bien que l'ancienne, mais au fur au mesure on y trouve du charme quand meme jusqu'au moment où l'on en trouve meme plus et on laisse tout doucement pousser les sentiments dans la tete.

C'est amusant mais les cheveux en vacances, légérement grillé au soleil, ils ont toujours une saveur particulière, les cheveux de vacances.

Mes cheveux en ce moment, c'est le bordel. J'arrive jamais à faire le tri dans mes histoires alors je m'en arrange, et, j'ai de la chance, les filles craquent en ce moment pour les cheveux en pagaille.

Il y a des coupes qui ne nous iront jamais. J'ai essayé blond, mais ca me va pas au coeur. Et puis il y a celle qui te vont parfaitement mais que tu laches quand meme, stupidement, un jour ou l'autre parce qu'il faut bien changer parfois. Je l'aimais, moi, cette couleur brune avec des reflets roux que je n'aurais jamais, ouais, que je n'aurai jamais plus.

Une copine m'a dit l'autre jour, que j'allais bien avec ma brune frisée, mais seulement j'ai pas le pouvoir de faire rester les frisotis. Argh.

Alors je me lave les cheveux, pour essayer de retrouver quelque chose de tout propre tout neuf, juste pour éviter de vraiment tout couper avec la précédente. Ca marche vraiment, mais bon seulement quelque temps. On peut facilement créer les sentiments qu'on veut quand on a les cheveux mouillés. Je vais bientot devoir repasser à la douche, mais c'est une autre histoire.

Après avoir fait l'amour, j'ai toujours un épi à droite. C'est un signe.

22/09/07
21:33

J'aime les titres avec un point.

fleurUne légère envie d'écrire ce soir. Mais écrire sans rien avoir à raconter, c'est hélas, très dissuasif. Alors on force l'imaginaire. Ca repose l'imaginaire. Tout à l'heure en rentrant j'ai observé avec attention, tous les objets usuels que l'on connait. Veste, sac à main, arrêt de bus, banc, etc. Cette envie m'a pris lorsque j'ai vu ce morceau de tissus bariolé par terre. J'aime à imaginer l'histoire tonitruante et insultante qu'aurait pu avoir n'importe quelle stupidité de notre monde. Ca me fait un peu peur de me dire qu'un objet ait pu vivre plus de choses que moi. Un objet qui ne dépend qu'uniquement de son propriétaire. Je me dis aussi qu'un objet a peut-être cette angoisse de dépendre de quelqu'un d'ennuyeux ou même de trop soigneux.

Je me demande si un jour je dépendrai de quelqu'un de merveilleux. Etre emporté dans la folle bêtise de quelqu'un, j'en connais le doux plaisir, cela reviendra un jour. Je me dis aussi que Lucie va arriver par une simple critique à me redonner le sourire. Sa façon de trop juger et critiquer en a énervé plus d'un. Elle n'ose pas le dire mais elle aime profondément les gens. Ses paroles parfois peuvent surprendre, mais elle ne le dit jamais méchamment. Et là où elle fascine car moi je ne sais pas le faire, c'est de critiquer mais toujours apporter une solution que l'on découvre alors comme évidente.

Photographe. Cinématographe. [Aérographe ?]

"Faire apparaitre ce qui sans toi, ne se serait jamais vu." Bresson, Notes sur le cinématographe.

J'ai revu aujourd'hui celle qui m'a fait découvrir cette phrase. Je n'aurais pas imaginer, obtenir un sourire et un geste de la main en partant. Nous ne sommes pas si différents.

En ce moment, j'écoute Goodnight goodnight de Maroon 5. Lucie dit que "c'est un groupe de lover miteux" [mais elle aime bien]. Lucie dit beaucoup de choses.

Elle vient d'ailleurs de m'envoyer un texto qui m'annonce son arrivée "imminemment sous peu". Nous allons surement regarder "Le souffleur" avec Diffenthal (orthographe ?). Encore une romance franchouillarde qui va encore me faire sourire et me donner des idées de rom'tiques à 2 balles. C'est ma destiné, que puis-je y faire ? Je suis maudit...

Elle arrive, je me tais donc. Lorsqu'elle partira au loin, (elle n'a toujours pas voulu me dire quand, elle dit qu'elle le fera le jour même...) Lorsqu'elle partira donc, j'hésite à lui dire pour ici. Un peu comme une façon de ... Non ce serait ridicule. Bonne soirée.

15/09/07
02:00

Comme le vieux largué que je suis...

On a bu et joué au poker toute la soirée. Julien avait ramené un cigare. La fin était dégueulasse.

Ils sont repartis et, comme le vieux largué alcoolisé que je suis, j'ai retrouvé sur ses photos. Ca me fait un peu peur de penser à ça quand je suis bourré. Je suis d'accord, c'est jamais le bon moment de penser à ce genre de chose, mais là c'est pire.

C'est vrai, qu'elle était belle, c'te conne. C'est vrai qu'elle avait des putains de yeux bleus et le pire, même en noir et blanc, cette imbécile. C'est vrai que je suis à la masse.

Quand on a aimé aussi violemment, on se dit toujours qu'un rien pourrait tout refaire partir. Un rien, comme un simple air de "Schengen", comme un simple coup de fil.

On me dit que faut pas s'en faire, que c'est normal que j'y pense... que c'est normal. Seulement le normal n'est pas pour moi.

Toute la clique de la belle époque de la différence contre vents et marées semble être de retour. J'emets parfois des espoirs bidons dans cette fille bien trop volatile, bien trop heureuse, bien trop "étrange", pour me sortir de là.

En plus, je redeviens somnambule. Cette nuit, je me suis réveillé dans la cuisine à chercher du sel. En plus j'avais même pas de tequila.

J'ai l'impression de crever en chaque instant.


01/09/07
01:49

Cheap parce que popu, mais très hype quand même...

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Lorsque l'on se dit avoir changer, on a toujours cette appréhension à revoir des gens qui vous ont connu avant. Je n'étais pas vraiment à l'aise lorsque je suis arrivé chez Olivier. Un peu de timidité aussi. Je ne sais pas ne pas me gêner chez les gens. Alors je me force. Non. Ce n'est pas ridicule. C'est... bizarre.

C'est dur aussi d'être en phase avec les gens. Ou du moins, d'être en phase auprès des gens avec qui on veut être sincère. La volonté de plaire à ceux que quelque part vous admirez, est bien plus forte que le besoin de sincèrité. Je crois d'ailleurs que l'amitié profonde démarre à l'instant même où la sincèrité l'emporte sur le superficiel. Laissez-moi vous conter cet instant.

Il m'a fait la pub des vélib. "Tu sais dans le 16ème, ils en utilisent tous !" C'est vachement hype. Très cheap parce que popu. C'est vintage quoi ! Pendant une voir deux heures, il a dit ça. Parce que deux heures ont été nécessaires pour trouver les vélib, ce qui, bien sûr, n'aidait pas à la démonstration du fantastique de cet appareil. Et puis on en a trouvé. Et là, ce fut différent.

Jamais je n'aurais cru faire un jour du vélo dans Paris. Jamais je n'aurais cru y prendre tant de plaisir. La Grande Roue, le Louvre, l'Elysée, les Champs, la Concorde. etc etc. L'effet stroboscope du vélib me faisait sourire. Olivier me faisait sourire aussi avec ces remarques sur cette merveille.

L'amitié se crée en même temps que les anecdotes.

Normalement ce sont les trajets qui doivent être entre les rendez-vous dans les bars, là les bars étaient une occupation entre chaque tour de vélib.

Le bar à Nenette est très sympa. Pas autant que Soulac (d'ailleurs quel bar peut dépasser Soulac ? Je vous le demande), mais sympa quand même. Les pintes s'enfilaient et défilaient, des regards se croisaient, une énorme occasion manquée (un peu comme au foot, un centre dans les pieds au point de pénalty sans défenseur et en plus, le jour d'une finale), un arrêt fumette chez... "des gens", les 2 "after" au quick sur les champs et, bien sur, le train de 5h52.

Vous voulez savoir ce qui est vraiment hype au final dans tout ça ? Rouler en vélib, les idées défaites par la fumée et la bière, une clope à la main, et le petit plus en chantant "sound of freedom". Là c'est hype.

Quoi ? Y a autre chose encore plus hype ?

Ah... oui. Ce qui est hype, c'est notre amitié Olivier. Merci.

16/07/07
01:07

Le sourire qui ne s'en va pas...

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Putain 21 ans... Oui maintenant je suis grand alors j'ai le droit de dire des gros mots, et pis si j'ai pas le droit, je vous emmerde, bordel de cul !

21 ans, et comme à chaque anniversaire, tu as l’idée totalement débile de regarder en arrière. Tu remarques quelques peu amèrement parfois, les choses qui ont changées, les choses qui ne sont plus là, et qui ne reviendront jamais.

Ce regard neuf sur les choses. Ces cours de récréations. Ces heures d’étude. Ces heures de colle. Ces sourires qui ne comptaient pas encore. Ces jours heureux qui sans le savoir resteront à jamais gravés.

Ces premières fois qui sont si uniques qu’elles en deviennent belles.

Samedi, j’ai revu Elodie Orosco pour ma soirée d’anniversaire. Je ne l’ai pas reconnu, mais au fond elle n’a pas vraiment changé, elle est toujours si riante et décalée qu’avant. Il y avait aussi Coralie, Jérôme et David qui deviennent de plus en plus proches. Plus je les revois, plus j’ai la nostalgie de cette année 1996-97.

J’ai en tête cette réflexion depuis quelques temps. Même si notre regard sur la vie change, les choses elles, ne bougent pas vraiment. Je veux dire, les caractères ne changent pas. J’ai toujours cet esprit naïf et con, mais si plaisant parce qu’il me permet de croire à toutes ces belles choses de la vie.

Il faudra que je vous parle aussi de cette fille que j’ai enfin vu ce matin. Tout s’est enchainé très vite. Trop ? Un besoin de tendresse… Peut-être rien d’autre… *Ne pas se poser de question*

Et puis Elle est de retour demain après tant de temps… J’appréhende de la trouver encore si merveilleuse…

Raaah et j’ai tellement de choses à dire, évoquer ou gueuler à tue-tête jusqu’à en mourir de la gale ! J’ai cette envie en ce moment de tout photographier. Des pigeons, ma télé, mon patron, le soleil, la télé (oui, encore, car les images changent tout le temps c’est chiant), des brésiliens, des caisses de flunch, des gens qui sourient ou même pas, tiens, j’ai envie que tout soit là, dans mon cadre, dans ma carte, à jamais, pour un jour ne pas regretter ce regard sur les choses…

« Le portrait qui fait rire du permis de conduire, celui qui fait peur, qu'est-ce que c'est qu'cette coiffure ? Qu'elles soient en couleur ou bien en noir et blanc, on fait tous, quelle horreur ! les mêmes photos tout l'temps »

NB : On devrait toujours avoir un CD de Bénabar avec soi…

09/07/07
17:38

Au Flunch, y a pas que les légumes qui sont à volonté...

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Les réflexions s'enchainent sans arrêt. Je n'ai de nouveau pas dormi cette nuit. Mais je vous en parlerai plus loin.

Car aujourd'hui, j'ai travaillé pour la première fois au flunch. Au delà de l'aspect financier, j'avais aussi besoin de rencontrer des gens, de nouvelles personnes. Je m'étais même dit que cela pourrait être un peu plus que des rencontres...

Seulement avec ma chance, comme d'hab', je savais pertinemment qu'il n'y aurait que des mecs à moitié débilos, puceaux, renfermés et pas drôles. Ou pire, des mecs tous parfaits physiquement, bodybuildés, cools et... débiles eux aussi. Je savais que je ne me sentirais pas à ma place.

Alors un peu résigné et timide, je me dirigeai ce matin vers le flunch dans le centre ville. En arrivant, un peu en avance, j'eut une drôle sensation, au vue des personnes présentes. Il manquait quelque chose. Et puis au fur et à mesure que le monde arrivait, cette chose n'arrivait toujours pas. Je commençais à m'inquièter sérieusement. C'était impossible, il y avait un problème. Nous n'étions que 2 mecs au milieu d'une bonne quinzaine de gonzesses !

hum... comment on dit ?... ah oui... Jackpot !

Alors bon soyons honnête, il y en a des vieilles, des moches, des mères de famille à 23-24 ans, mais au milieu, il y a des choses interessantes, réellement. Certes, peut-être beaucoup uniquement sexuellement, mais bon.

J'observais silencieusement ce qui pouvait s'apparenter à une immense réunion tupperware ou sex toys. Et puis une fille entra dans mon champ de vision. Je me suis surpris à retrouver cette petite pensée qui, on ne sait pas comment, vous fait croire, imaginer, qu'avec cette fille, il pourrait se passer quelque chose, quelque chose de grand. Je me disais que je pourrais vivre une histoire d'amour, avec cette brune, bizarrement, joliment.

Je pensais alors que ma chance avait fait ce qu'elle pouvait pour moi. Mais non. J'ai fait mine de ne pas paraître tout heureux (j'ai de l'expérience maintenant), lorsque on me dit que je devais passer ma journée avec cette fille là. Très agréable, très très agréable. Je n'ai pas arrêté de penser toute la journée "ne pas être lourd, ne pas être lourd, surtout le premier jour". J'ai rigolé lorsque j'ai vu que ça rimait. Ca a du se voir. Je vais encore pour passer pour un mec étrange... Cool !

Mais l'important est le contact, le vrai. Il ne s'est pas fait aujourd'hui car nous étions encadrés par 2 anciennes. Il se fera jeudi, je pense. J'en dirai alors surement plus...

Cela fait du bien au moral, de se sentir unique (ou presque) au milieu des nayades du flunch. Le slogan de Flunch est "manger diversifié, c'est meilleur pour la santé." Je pense que les publicitaires sont des gros baiseurs.

Aaah, la blague salace... Je n'y peux rien, je me rend compte que je bosse presque dans un harem, alors tout est permis lorsque l'on se sent (réellement enfin) désiré...

Cela dit, je suis un peu triste aussi (cela a du se voir). Non mais vraiment. J'ai discuté un peu avec la meilleure amie de l'autre. Et ça me rend malade, pas pour moi, car l'amour ne pourrait pas revenir, maintenant. Non, j'étais triste à cause du comportement de l'autre.

Je me suis toujours senti partir en couilles à chaque instant de ma vie. Je commence à m'améliorer (la preuve j'étais à l'heure ce matin !) mais je constate que maintenant, c'est la vie de l'autre qui part en couille. Alors bien sur, je n'ai plus le droit de juger. Mais bon, l'autre est en train de perdre sa meilleure amie, s'éloigne de ses parents, et surtout va recommencer les mêmes erreurs. Tanpis pour l'autre. J'aimerais la défendre, sincèrement, mais impossible, l'autre a décidé de partir... Tanpis.

En tout cas, au final, à part la nuit où c'est encore dur, je préfère m'en foutre. De tout façon, j'ai quelqu'un en vue...

C'est rare les fins heureuses ici... Profitez...

26/06/07
18:09

Moteur

Il y a des plans-séquences, que j'apprécie tout particulièrement. Même si je ne les vois pas beaucoup au cinéma, j'aime me les imaginer, lorsque je m'invente des histoires.

La musique est entrainante. Mais l'action est morte. Le héros est seul. Il ne bouge pas, plongé dans ses pensées. Peut-être à la limite un ou deux mouvements, oui, tout comme un léger glissement de caméra mais l'on ne perd pas l'idée qu'il est absorbé par ce qu'il se passe en lui.

Plus la musique accélère, plus l'on sent que ça bouillone en lui. Plus il est crispé. On peut même imaginé qu'un moment il éclate, il s'énerve. Puis passé le moment d'excitation, l'action redevient morte. Et les larmes commencent à couler.

Aujourd'hui je m'apperçois que je me plonge dans mon propre film. Je reste totalement stoïque observant d'un oeil inutile les activités dehors. Mais à l'intérieur, tout n'est que brûlant. Le mélange d'amour et de regrets crée une sorte de rage triste.

Je me projette dans un film pour avoir sans doute un peu moins mal. Pour me dire que ce n'est pas moi, pour me dire que ce sont les sentiments d'un autre, des sentiments voulus et non pas subis.

Les larmes viennent de couler...

coupez...


10/06/07
15:11

Et si...

J'avais une idée de film il y a longtemps que je réaliserai peut-être un jour... ou pas.

Cette idée cherchait "en gros" à savoir si on connaissait la suite des idées amoureuses lorsqu'on les commence, est-ce qu'on irait quand même jusqu'au bout de cette histoire qui nous ferait souffrir un jour ?

Dans le film le héros hésitera beaucoup et puis non.

C'est dire le moral que j'avais à l'époque. C'était l'époque de J. etc. Et puis j'ai rencontré Célia. Et là. Aujourd'hui. Je crois que même si je suis écorché et même si ça ne repart pas, je revivrais cette histoire, même en connaissant tous les risques. Je ne pouvais pas passer à côté d'elle.

Je sais c'est traitre de dire ça alors qu'elle le lit. Mais je m'en fous, je dis ce que je ressens. Et si ça peut la ramener...

29/05/07
18:56

...

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Rien de nouveau sous [la pluie]...
Je reste vautré sur mon lit scrutant avec insistance le crépis de mon mur.
Je [...] comme un gosse qui ne sait pas ce qu'il veut...

Je regrette de ne pas lui avoir offert ce vrai [calin] qu'elle voulait.

Je quitte tout peu à peu...


03:21

Rendez-vous le 15 juillet...

Comme si chaque weekend, réservait son lot de difficultés.
Comme si tout semblait trop dur.
Comme si tout semblait inaliénable.

Nous sommes de nouveau passé tout proche de la rupture. D’ailleurs je me demande si ça n’en est pas une avec sursis. Elle a prononcé des mots beaucoup trop lourds de sens. Il me faudra beaucoup de temps pour les oublier. Je me demande si ce n’est pas trop tard.

Tout est remis en cause. Je crois m’être trompé sur tout.  Je crois ne plus savoir comment un couple fonctionne. Je crois faire des erreurs tout le temps.

Je m’étais fixé beaucoup d’objectifs pour cette année et je croyais cela facile d’améliorer les choses après le trou que j’avais connu.

Hélas, la situation à ce jour n’a pas beaucoup changé et elle me sourit encore moins. Tous les espoirs que pouvaient contenir la circonstance, je les ai gaspillés.

J’ai raté beaucoup de choses durant ce Festival. J’étais persuadé à la sortie de ces 50h, d’avoir réellement agi, réellement bosser avec eux. Je n’ai que brasser du vent. J’ai déçu, à beaucoup de gens comme moi. Je ne fais que me cacher derrière une image d’homme actif… mais en définitive, qui suis-je ?

Je me sens inutile aujourd’hui dans ce club, j’ai passé 3 jours à ne rien faire, à part les cafés et quelques crêpes. Je n’ai plus la motivation ni la créativité pour les suivre. J’ai perdu beaucoup de ce qui me faisait resté. Je finirai bien mon film mais je crains que je ne commencerai plus rien d’autres avec eux. Tanpis…

Je ne me sens plus dans le groupe. J’ai encore moins d’amis qu’avant. Enfin ce n’est pas exactement cela. Je me sens de plus en plus seul. Je l’ai remarqué en voyant l’enthousiasme que j’ai déployé en retrouvant des gens que je ne voyais plus beaucoup et qui venait de loin. Je me raccrochais aux têtes que je connaissais, regrettant de ne pas en connaître vraiment d’autres.

Et puis il y a Elle, qui s’est de plus en plus éloignée de moi. J’ai pourtant essayé d’y croire. Mais bizarrement, je n’y arrive plus. Ca n’a jamais été aussi violent. La coupure sera peut-être salvatrice, j’ai besoin de me retourner dans ma propre existence.

C’est marrant mais plus on a de solitude, plus on en demande. J’ai envie de tout arrêter, je le ferai surement. J’ai envie de partir… Merde revoilà ma lâcheté.

Quand oserai-je partir ? Quand oserai-je concrétiser tous ces putains de rêves que je trouvais beaux mais qui en définitive, n’était là que pour épater les minettes. Aujourd’hui ça ne marche même plus sur moi.

Le 15 juillet prochain, date fatidique, risque d’être vraiment joyeux. J’ai un mois et demi pour me retourner… Enfin… essayer de garder la face. Mais ce soir, je n’ai vraiment plus d’opinion sur moi…




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